Actualité et activités

2017

Le 1er septembre 2017, le Groupe d’amitié Suisse-Tunisie (GAST), a eu sa première assemblée générale. Au delà du comité, huit membres du group ont participé au rencontre. De suite vous trouverez le rapport de la dernière année et une photo de la journée.

Rapport annuel 2016 

Dès sa fondation en février 2016, le Groupe d’amitié Suisse-Tunisie (GAST), a commencé la recherche d’une secrétaire à temps partiel et de bureaux où les membres fondateurs pourraient se réunir.  Ainsi Mme Isabella Murialdo-Kaufmann a été engagée au mois de mai 2016. Elle a été choisie parmi 40 candidats. Elle habite Zurich et parle les trois langues nationales. Elle travaille essentiellement depuis la maison. Le bureau et l’adresse officielle du GAST sont situés à Berne, dans les locaux de Kellerhals & Carrard, Effingerstrasse 1, 3000 Berne. C’est là que se tiennent les réunions internes ainsi que les rencontres avec les partenaires. Les salles sont mises à disposition gratuitement.

Le financement du groupe est garanti par trois entreprises : EMMI International Ltd, ABB AG et Bobst SA. Celles-ci sont actives professionnellement en Tunisie et sont intéressées au développement des rapports commerciaux entre les deux pays. Surtout elles soutiennent l’engagement du GAST, soit l’amélioration du niveau de formation professionnelle en Tunisie. À cette fin, les trois sponsors ont mis à disposition du GAST au total 37’000 CHF par année. Eu égard à la générosité des sponsors, le GAST a conscience de gérer les coûts au plus près et de produire des résultats dans les meilleurs délais. En effet, après trois ans d’activités, les sponsors évalueront le succès de l’opération et si les résultats sont positifs décideront d’un éventuel nouveau financement.

Résumé des activés du GAST (mai 2016 – juin 2017)

Dès le début le Groupe d’amitié Suisse-Tunisie (GAST) s’est intéressé en priorité au domaine de la formation professionnelle en Tunisie, convaincu que la longue expérience de la Suisse dans la formation duale pouvait apporter des solutions pratiques au fléau du chômage, notamment des jeunes. L’implication précoce d’acteurs soutenus par les fonds publics suisse sur place, de même que l’engagement du Secrétariat aux migrations (SEM) par le biais de la Fondation Swisscontact, avait déjà fait œuvre de pionnier à cet égard.

Partant du principe de sa vocation à contribuer au réseautage d’acteurs dans les domaines connexes de la formation et de l’Accord bilatéral, le GAST s’est donc lancé dès le mois de mars 2016 dans un premier test de faisabilité par un contact avec le CHUV de Lausanne, qui s’était déclaré disposé à collaborer à l’exercice. Or, du moment que le volet opérationnel s’est présenté concrètement, il est clairement apparu que les conditions proposées par le CHUV et les exigences contractuelles posées par l’Accord ne concordaient pas. En effet, en offrant des contreparties essentiellement en nature, l’établissement hospitalier vaudois n’était pas en mesure d’y ajouter des prestations salariales, a fortiori qui puissent correspondre aux normes du marché du travail suisse. Ainsi, après les espoirs mis dans cette initiative, le GAST a pris acte des difficultés déjà rencontrées depuis plusieurs mois par Swisscontact dans la réalisation du mandat octroyé par le SEM. L’actualité de la mise en œuvre de l’Accord, déjà bien prétéritée par les obstacles constatés en Tunisie pour identifier des candidats acceptables, se heurtait aux réalités des conditions du marché du travail suisse telles que définies par les termes même de l’Accord.

Au cours de ses réunions subséquentes, notamment avec les trois sponsors du GAST, dans l’ordre chronologique Bobst, ABB et Emmi, la proposition de reporter le point fort de la coopération dans le domaine de la formation professionnelle sur l’apprentissage a été mis en évidence. C’est d’ailleurs ce qui est ressorti d’une réunion de travail avec la délégation parlementaire tunisienne à Berne, où le Président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a lui-même souligné l’intérêt qu’il pourrait y avoir de poursuivre une telle piste. L’avantage incontesté de cette approche consiste à éviter l’écueil des conditions du marché du travail suisse, l’échange d’apprentis n’étant d’une part non soumise au même type d’autorisation, d’autre part financièrement plus supportable. Par contre, une telle solution ne tombe évidemment plus dans le registre de l’Accord, bien qu’il en garde une partie de son esprit. On peut dès lors imaginer que l’Accord pour le moment ne peut produire que des résultats résiduels, tout en espérant qu’à terme, lorsque les conditions du terrain tunisien seront plus propices, il puisse déployer son potentiel. Dans l’intervalle, rien n’empêche de continuer à chercher des candidats dont le profil correspondrait aux exigences du texte agréé.

Après discussions avec les trois sponsors, il a donc été décidé d’ajuster les paramètres de travail et de les concentrer sur les activités de réseautage du groupe. Suite à ces échanges, les trois entreprises sont arrivées à la même conclusion, c’est-à-dire de concentrer leurs forces en Tunisie et à terme de créer une sorte de point focal (Clearing Point). Les trois sponsors formeront les jeunes en Tunisie et mettront à disposition d’autres entreprises leurs expériences de recrutement et de formation. De cette façon, le GAST disposera d’une autre ressource dont l’espoir de recruter de nouveau sponsors intéressés à la mise en place d’un instrument améliorant la formation professionnelle.

 

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2016

Communiqué de presse

Groupe d’Amitié Suisse-Tunisie

Dans le contexte de la visite d’Etat du Président tunisien Béji Caïd Essebsi, un « Groupe d’amitié Suisse-Tunisie » (GAST) a été fondé à Berne le 19 février 2016. Sa création résulte d’une mission d’évaluation réalisée en Tunisie au cours du premier semestre 2015. Celle-ci a démontré l’existence d’un fort intérêt des milieux politiques, économiques, scientifiques et culturels tunisiens pour un appui ciblé d’acteurs suisses non gouvernementaux, notamment du secteur économique qui s’inscrive dans l’esprit et le cadre du soutien des autorités suisses à la transition démocratique tunisienne.

En tant qu’association de droit suisse, le Groupe sera présidé par l’ancien Conseiller Fédéral Samuel Schmid. L’ancien Ministre tunisien des Finances et de l’Economie Hakim Ben Hammouda a été nommé vice-président. Ils seront secondés dans leur mission par un Comité restreint de personnalités familières des questions liées à la coopération bilatérale, entre autres l’ancien Ambassadeur de Suisse en Tunisie Pierre Combernous, ainsi que par un Secrétariat de taille réduite.

La formation professionnelle constituera dans un premier temps le principal thème d’activité du Groupe. Ce sujet d’importance stratégique en Tunisie, identifié comme tel dans le programme gouvernemental suisse de soutien, vise à la mise en place d’un modèle de formation moderne et performant, à l’image du système dual helvétique, de manière à réduire efficacement le chômage des jeunes. A cet égard, tout en s’appuyant sur le dispositif mis en oeuvre par la Confédération et ses partenaires, une implication plus soutenue des entreprises suisses et tunisiennes est hautement souhaitable. Pour ce faire, le Groupe entend apporter sa contribution à la mise en réseau des acteurs économiques, des écoles de formation professionnelle, des instances cantonales, ainsi que des milieux associatifs.

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De gauche à droite: Philipp Schilliger (Emmi International Ltd., membre fondateur), Samir Khoudja (Bobst Group), Hakim Ben Hammouda (Vice-président du groupe d’amitié, membre fondateur), Béji Caïd Essebsi (Président de la République tunisienne), Johann N. Schneider-Ammann (Président de la Confédération), Samuel Schmid (Président du groupe d’amitié, membre fondateur), Pierre Combernous (membre fondateur), Jean-Christophe Deslarzes (ABB, membre fondateur)

 

Berne, le 19 février 2016