Nos statuts et objectifs

Vous trouverez les statuts du groupe dans le document suivant.
Les statuts du groupe d’amitié Suisse – Tunisie

Contexte et motivation du groupe
La Suisse entretient d’excellentes relations bilatérales avec la Tunisie, ce dont témoignent les nombreuses et fructueuses rencontres au plus haut niveau. En plus de ces relations officielles et des programmes de coopération existants, la possibilité existe d’intensifier encore la collaboration entre acteurs étatiques et non étatiques, privés en particulier, dans les deux pays. A l’occasion d’entretiens bilatéraux menés en 2014, la proposition a été faite de créer un groupe d’amitié « Suisse – Tunisie ». Emmenée par l’ancien conseiller fédéral Samuel Schmid, une première mission d’évaluation s’est rendue en Tunisie en février 2015. Elle a démontré que de nombreuses personnalités tunisiennes ainsi que des organisations des milieux politique, économique, scientifique et culturel étaient intéressées par la proposition. D’importants acteurs en Suisse ayant eux aussi manifesté leur intérêt, le groupe verra le jour à l’occasion de la visite d’Etat en Suisse du président tunisien Béji Caïd Essebsi, le 19 février 2016.

Objectifs
Les objectifs du groupe d’amitié Suisse – Tunisie sont les suivants :
1. promouvoir le dialogue sur des sujets et des problématiques politiques, économiques, culturels et scientifiques qui présentent un intérêt pour les deux pays ;
2. favoriser l’échange d’expériences en matière de processus de réformes politiques et économiques ;
3. encourager le réseautage et la coopération entre acteurs suisses et tunisiens, par exemple dans le domaine de la formation professionnelle.
A cette fin, le groupe d’amitié pourra apporter son soutien à des manifestations et à d’autres formes d’échange. Il contribuera ainsi à intensifier les relations entre la Suisse et la Tunisie à tous les niveaux.

Création du groupe
Le groupe d’amitié est une association de droit suisse. Sa présidence bicéphale sera assurée par d’éminentes personnalités suisses et tunisiennes : le président pour la Suisse sera l’ancien conseiller fédéral Samuel Schmid. L’ancien ministre de l’économie et des finances de la Tunisie Hakim Ben Hammouda a été nommé vice-président. Ceux-ci seront secondés dans leur mission par un secrétariat peu étoffé. Les gouvernements et ambassades de Suisse et de Tunisie accompagneront le groupe d’amitié et participeront à ses manifestations. L’idée serait que toutes les charges financières relatives au secrétariat (poste à 30 %) et à la manifestation organisée chaque année soient couvertes pour l’essentiel par les cotisations des membres, des contributions privées pour des prestations de services et des contributions privées de sponsors. La participation et l’engagement d’entreprises suisses qui entretiennent des relations commerciales avec la Tunisie seraient les bienvenus.

Symposium de haut niveau (2016) sur le thème de la formation professionnelle
La première manifestation de haut niveau qui sera organisée dans le cadre du groupe sera un symposium qui aura lieu dans la deuxième moitié de 2016. Il sera consacré à un sujet stratégiquement important : la formation professionnelle en Tunisie. Celle-ci a besoin d’être réformée, étant jugée de moindre valeur en regard des formations académiques. Cette conception résulte toutefois d’un manque d’informations sur les possibilités qu’offre un modèle de formation professionnelle moderne. Parallèlement, les décideurs politiques tunisiens se rendent de plus en plus compte que l’actuel système de formation est trop théorique et ne répond pas aux besoins du marché, ce qui produit une population croissante de « diplômés chômeurs ». Le symposium doit fournir l’occasion à des membres des deux gouvernements, à des représentants économiques de haut niveau et à des experts des deux pays de débattre des expériences faites dans le domaine de la formation professionnelle.
Les débats de ce type visent à encourager et accompagner les réformes structurelles déjà en discussion ou en cours en Tunisie, et se veulent aussi le point de départ d’une coopération concrète s’appuyant sur les programmes que la Confédération et des acteurs privés mettent en œuvre dans ce domaine en Tunisie. Cette coopération doit réunir des entreprises suisses et tunisiennes, des écoles de formation professionnelle et des services gouvernementaux. Les entreprises suisses peuvent participer en mettant par exemple à la disposition d’apprentis tunisiens un certain nombre de places de formation pendant une durée limitée. Les personnes ainsi formées retourneraient ensuite en Tunisie pour y exercer une activité professionnelle (auprès d’entreprises partenaires tunisiennes).